Carrosserie
La carrosserie englobe les travaux de réparation des déformations subies par un véhicule.
Catégories :
Technologie automobile
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Définitions :
- carrosseries - 5 portes, 5 places (source : encyclopedie)
La carrosserie englobe les travaux de réparation des déformations subies par un véhicule.
Histoire
Le métier de carrossier tire son nom des réparateurs de carrosses tirés par des chevaux. Avec l'avènement de l'automobile, ce métier a gardé son nom.
Le carrossier répare l'infrastructure (chassis), niveau BAC PRO minimum et le tolier-réparateur la structure (ailes, portes, vitres, etc. ), niveau CAP minimum Le peintre, traite la carrosserie et effectue la finition niveau CAP minimum
Techniques de réparation
Les techniques de réparation décrites dans cet article ne sont pas exhaustives, car chaque carrossier a une méthode propre de travail.
Le remplacement
On appelle aussi «ferrage» le fait de démonter ou de remonter des pièces.
Le débosselage ou redressage
Redresser une pièce emboutie demande une dextérité et un savoir faire fréquemment longs à acquérir.
Le redressage s'opère en plusieurs phases :
- La dépose des éléments gênants : cela peut être une garniture de porte empêchant d'accéder à l'intérieur du panneau à redresser, un phare trop prés de la zone d'impact...
- La remise en ligne : on débute par redresser les arêtes de la pièce, pour lui redonner une forme ressemblant à l'origine. On utilise fréquemment une chasse pour cette opération.
- Le débosselage proprement dit : On redonne leur formes aux parties planes et galbées en glissant un tas derrière la pièce et en tapant soit avec un maillet en bois/caoutchouc, soit avec un marteau appelé batte. On a la possibilité de placer le tas juste derrière la zone ou on tape (frappe directe) ou de taper sur une bosse en plaçant le tas derrière un creux (frappe à faux).
- Le planage : Le planage consiste à retirer l'ensemble des petites déformations en frappant directement et rapidement avec un tas et une batte sur la totalité de la zone déformée.
On pourra finir le redressage en limant la zone.
Durant toutes ces opérations, on évitera de trop marteler la pièce, et on tapera au maximum à faux, car la tôle s'allonge et s'affine sous l'effet du redressage, ce qui peut particulièrement vite donner un aspect catastrophique à la pièce.
Depuis quelques années, le redressage a connu une petite révolution nommée «minispot».
Il s'agit d'une centrale de soudure reliée à un pistolet lui-même pourvu d'un marteau à inertie. On soude la pointe du pistolet sur la pièce à redresser, et on actionne le marteau à inertie pour sortir un creux. Cette technique évite les déformations trop importantes de la tôle et le démontage des intérieurs.
Le banc de redressage ou «Minitir»
Quand un choc est important, il devient indispensable d'utiliser un banc de redressage pour pourvoir effectuer une remise en ligne.
Un banc de redressage est un châssis roulant, assez bas pour pouvoir se glisser sous un véhicule, et qui, une fois en place, se fixe aux bas de caisses de l'auto. Sur le banc de redressage, on fixe ensuite une pièce appelée équerre hydraulique, constituée de deux bras accrochés par une extrémité et pourvue d'un vérin. On accroche cette équerre avec une pince spéciale et des chaînes à l'endroit à redresser, on actionne le vérin, et on redresse ainsi le véhicule.
Le banc de mesure ou marbre
Quand le choc est particulièrement important et qu'il a déformé le châssis (la structure) du véhicule, le carrossier a besoin d'un gabarit à l'échelle du véhicule pour le redresser. Il pourra ainsi remettre les points importants - nommés référentiels - de ce châssis aux côtes préconisées par le constructeur.
L'unité de mesure pour le marbre est le millimètre, l'écartement entre deux tourelles d'amortisseur s'exprime par exemple au millimètre près.
Ces points référentiels sont , par exemple, les points d'ancrage des amortisseurs sur la caisse, les points qui supportent le moteur ou le berceau moteur (pièce dans laquelle est ancré le moteur, elle est elle-même vissée au châssis) ou les points de référence des brancards ou longerons qui permettent de vérifier l'alignement de ceux-ci comparé aux autres.
Un mécanicien démonte en premier lieu les pièces mécaniques nécessaires (demi-trains, train arriére ou moteur complet... ) Puis le carrossier pose le véhicule sur un banc permettant à la fois de vérifier l'alignement des points importants du châssis les uns comparé aux autres et de les redresser si besoin est : c'est le marbre.
Il existe plusieurs sortes de marbres. A peu près l'ensemble des marbres se composent d'un lourd châssis carré monté sur roulettes servant à poser et de maintenir particulièrement résolument un véhicule dessus et de fixer une équerre hydraulique pour redresser l'auto.
- Le plus ancien et aussi probablement le plus fiable des marbres est le marbre universel. On fixe des ferrures sur ce marbre, et le véhicule sur ces ferrures. Les ferrures sont des pièces prévues pour être vissées sur le marbre d'une part, et sur le véhicule de l'autre dont elles épousent la forme. L'avantage de ce type de marbre est que si un point du châssis n'est pas à la place exacte qu'il devrait occuper dans l'espace, la ferrure ne pourra pas être montée, il est par conséquent particulièrement complexe de se tromper. L'inconvénient de ce type de marbre est qu'il faut par conséquent un jeu de ferrures par type de châssis. (il existe fréquemment plusieurs véhicules fabriqués sur un type de châssis)
- Le marbre dit «poutre de mesure» est constitué d'une poutre localisée sur le cadre du marbre et sous le véhicule. Des tiges nommées «piges» sortent de cette poutre et permettent de mesurer les différents points du châssis du véhicule. L'avantage de ce type de marbre est qu'il n'a pas besoin de ferrures. Une simple feuille avec les côtes préconisées par le constructeur suffit. L'inconvénient de ce type de marbre est qu'on peut se tromper en mesurant un point, et en tirant ce dernier, on peut en déplacer un autre parce qu'il n'est pas tenu comme sur le marbre universel.
- Le marbre laser est constitué d'un système de mesure optique localisé sur le cadre du marbre. Son principe reste le même que pour la poutre de mesure, sauf que là, c'est un rayon laser qui prend l'ensemble des mesures en même temps. L'avantage de ce type de marbre est qu'il n'a pas besoin de ferrures, si en redressant un point, on en déplace un autre, on le voit de suite, car le dispositif l'indique. L'inconvénient de ce type de marbre est que les points ne sont pas tenus comme sur le marbre universel.
Quand un passage au marbre est bien réalisé, le véhicule n'en conserve généralement aucune séquelle. La précision de ces trois techniques de réparation est telle que fréquemment, les carrossiers trouvent des défauts minimes sur des véhicules neufs.
Le mastiquage
Quand une pièce ne peut plus être redressée ou qu'une piéce plastique a un trou à combler, on fait appel à du mastic. Chaque type de surface (résine, plastic ou.. métal) a son type de mastic.
Toutes les pièces ne peuvent pas être mastiquées. Soit parce que c'est interdit par le constructeur comme c'est par exemple le cas du châssis ou des longerons, soit parce que techniquement, cela ne donne pas une réparation de qualité. La pièce à mastiquer est généralement poncée avec du gros papier (grain 40 - 150), nettoyée et dégraissée.
On utilise des palettes métalliques plates nommées couteaux pour mastiquer.
Les mastics dits «cellulosiques», séchant simplement à l'air libre sont actuellement délaissés au profit de mastics «polyuréthanes, epoxy ou polyester», nécessitant un durcisseur.
La peinture
Quand le mastic est poncé, on «l'adoucit», c'est-à-dire qu'on le re-ponce avec un grain fin.
On camoufle les parties à ne pas peindre, avec du papier, on dégraisse et on applique un «apprêt». L'apprêt est un produit conçu pour préparer les fonds à la peinture. Ce produit unifie les fonds, il est soit de couleur proche de la teinte de finition ou neutre et unie, il bouche les micro-défauts et les porosités du mastic et , une fois poncé, il reste idéalement lisse. Les l'apprêt sont soit synthétiques, hydrodiluables ou polyuréthane (avec durcisseur).
Le peintre va démonter les petites pièces pouvant l'être facilement, comme les poignées de portes ou les baguettes. Une fois l'apprêt poncé, il camoufle les pièces ne pouvant être déposées, dégraisse la pièce et la peint. Il existe aussi un procédé nommé, mouillé sur mouillé, par conséquent sans ponçage. Cette technique est fréquemment utilisée dans les réparations rapides
Les peintures cellulosiques ou synthétiques sont des produits abandonnés depuis longtemps dans l'automobile.
Le peintre applique les couches selon les prescriptions du fabricant de peintures. Les laques dites brillant direct tout comme les bases solvantées à revenir, ne seront plus autorisé d'utilisation, dans les ateliers de carrosserie automobile au 1er janvier 2009.
Les bases mat solvantées d'un COV de plus de 420, c'est-à-dire particulièrement diluées avec un produit à base de diluant sont interdites à l'importation, à la fabrication en France par conséquent à la vente depuis le 31 décembre 2007. Elles sont actuellement remplacées par des peintures hydrosolubles, tout autant performantes et moins néfastes pour la santé et l'environnement.
Les peintures nacrées ou métallisées sont des finitions revernies.
Au contraire de ce qui se passe dans le domaine de la mécanique automobile, l'informatique n'a que peu de place dans l'atelier du carrossier. Par contre, elle est actuellement indispensable dans le domaine de la gestion.
Attention, la procédure décrite ici n'est valable qu'en France
Quand un client va faire sa déclaration d'accident chez son assureur, ce dernier va, d'un simple clic, envoyer un dossier contenant l'ensemble des renseignements du sociétaire et de son véhicule à la fois chez l'expert et le réparateur via un réseau spécialisé comme par exemple D'Arva (spécialiste de l'Echange de Données Informatisé des sinistres pour le secteur de l'assurance).
Le client peut alors se présenter chez le réparateur qui va monter un dossier de la réparation à effectuer. Ce dossier contient divers renseignements administratifs, des photos du véhicule et un devis. Il va ensuite envoyer ce dossier chez l'expert qui va le valider... Fini le temps ou il fallait laisser sa voiture toute une journée chez le réparateur en attendant le passage d'un expert !
Une fois la réparation terminée, le réparateur peut livrer le véhicule avant même de facturer, car il a reçu les papiers nécessaires au règlement par informatique toujours.
Il va ensuite facturer en utilisant un logiciel de facturation breveté dans lequel les temps et les prix des pièces sont barêmés.
De l'importance du service
Il y a quelques années, c'était la qualité de la réparation qui préoccupait le client. Actuellement, les progrès effectués dans le domaine de l'outillage, dans la conception des véhicules (voitures plus faciles à réparer) et dans les techniques de réparation ont uniformisé cette qualité. Le client recherche de plus en plus du service.
Les carrossiers qui ne prêtent pas de voitures durant les réparations, qui ne nettoient pas les véhicules avant livraison, qui ne dédient pas une personne à la réception de la clientèle, ou qui ne maintiennent pas leur atelier dans un état de propreté suffisant ont et auront de plus en plus de mal à attirer de la clientèle.
Les agréments d'assurances
En France, les principaux clients des carrossiers sont les assurances. Pour diminuer les coûts, les assureurs ont par conséquent décidé de conventionner des réparateurs. Ils leur envoient du travail, et en échange, les réparateurs acceptent de facturer leur travail à des tarifs réduits.
Comme un assureur n'a pas le droit légal d'imposer un réparateur à une personne, il ne paye directement que les réparateurs qu'il agrée. Le client devra faire l'avance du prix des réparations s'il va chez un réparateur non agréé. Il est par conséquent particulièrement incité.
Depuis quelque temps, en plus de tarifs réduits, l'assureur impose du service aussi à ses réparateurs pour les agréer. Le réparateur doit par conséquent nettoyer les véhicules avant livraison, effectuer des expertises photos ou adhérer à un réseau comme D'arva par exemple pour rester agréé, gratuitement la majorité du temps... même si cela a un coût particulièrement élevé pour lui.
Recherche sur Amazone (livres) : |
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 10/04/2009.
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