Antiblockiersystem

L'Antiblockiersystem, abrégé en ABS, est le terme allemand qui sert à désigner un dispositif d'assistance au freinage utilisé sur les véhicules roulants, empêchant les roues de se bloquer pendant les périodes de freinage intense.



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Sécurité automobile - Technologie automobile - Sécurité routière - Frein - Dispositif mécanique

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  • ABS ou Antiblockiersystem : Certainement le plus courant, mais également le plus connu, ... l'ABS ne raccourcit le plus souvent pas les distances de freinage.... Le rôle de ce système consiste à évaluer le risque de collision ainsi qu'à... (source : clubtoyota)
  • ABS : dispositif d'aide au freinage d'urgence permettant d'éviter le blocage des roues (Antiblockiersystem) afin d'optimiser la capacité de freinage... Alternateur : système utilisant la rotation du moteur pour produire tout ou partie... (source : cockaerts)

L'Antiblockiersystem, abrégé en ABS, est le terme allemand qui sert à désigner un dispositif d'assistance au freinage utilisé sur les véhicules roulants, empêchant les roues de se bloquer pendant les périodes de freinage intense. Ce dispositif est connu en français comme dispositif de freinage anti-blocage ou freins anti-blocage[1], [2]. Il est utilisé dans les avions (lors de l'atterrissage) et dans les véhicules automobiles ou motocyclettes, où il fait de plus en plus partie de l'équipement standard.

Historique

Dans les années 1920, Gabriel Voisin pionnier de l'automobile et de l'aviation adapte un dispositif d'antiblocage à fonctionnement hydraulique, ce dispositif permit aux avions d'atterrir sans dérapage sur leurs couloirs, ce qui n'était pas le cas du dispositif de freinage mécanique qui était jusque là utilisé.

En 1928, l'allemand Karl Wessel obtient une licence pour la conception d'un système de freinage d'urgence pour l'automobile, mais ses travaux ne dépassent pas le stade de l'étude. Mais c'est en 1936 que l'idée d'un dispositif de freinage ABS avec Bosch qui déposa un brevet d'invention pour un tel système.

Dans les années 1960 les travaux de recherche et développement pour des applications de l'ABS à l'automobile redémarrent dans la société Teldix (contraction de Telefunken et Bendix , sociétés partenaires du projet). En 1966, la première voiture pourvue d'un A. B. S mécanique est la jensen FF équipée d'un A. B. S de type Dunlop-Maxaret.

En 1970, la Citroën SM a failli être équipée d'un ABS Teldix, mais les difficultés financières d'Automobiles Citroën et le premier choc pétrolier ont raison du projet d'application.

Ce système comprend à peu près 1000 composants analogiques, par conséquent particulièrement lourd et lent au fonctionnement. Grâce à la technologie numérique, la quantité de pièces peut être réduite à 140 composants et permet ainsi une production du dispositif en série. Mais si cet équipement apporte une sécurité supplémentaire pour le véhicule équipé, les véhicules suiveurs non équipés peuvent être mis en difficulté face à l'efficacité du freinage du véhicule qui les précède.

En 1975, Bosch achète les brevets et licences à Teldix sur l'élaboration d'un système visant à éviter le blocage des roues d'un véhicule à moteur à combustion interne.

La première génération de l'A. B. S (dispositif antiblocage contrôlé électroniquement) est présentée à l'exposition mondiale de l'automobile IAA (Internetionale Automobileausstellung) par la compagnie américaine ITT Automotives anciennement Alfred Teves (voir aussi. Personal luxury cars -first use in production vehicles). Et c'est dans cette version du dispositif, que la vitesse d'enfoncement de la pédale de frein est mesurée et indique un freinage d'urgence probable.

En 1978, Bosch commercialise son A. B. S électronique et en même temps en fait une marque déposée. Les autres équipementiers et constructeurs utiliseront le terme ABV (Automatischer Blockierverhinderer). Et les premiers véhicules à en être pourvus en option sont les modèles allemands : Mercedes classe S en octobre et BMW série 7 en décembre.

En 1985, la Ford Scorpio est le premier véhicule à en être équipé de série. En 1988, La BMW K1 est la première moto à en être pourvu en option et cela coutait 1980 DM.

En 2003, Daimler-Benz a développé le dispositif, nommé; BAS Plus, en lui couplant un radar de régulation de distance. L'objectif était d'éviter les collisions par l'arrière ou tout au moins d'en diminuer la vitesse d'impact. Si le véhicule suiveur en est aussi équipé, la distance et la vitesse de rapprochement des deux véhicules sont constamment mesurées. En cas de vitesse différentielle trop élevée, une alarme visuelle est déclenchée et la moindre action sur les freins active le freinage d'urgence assisté.

En 2004, l'usine Bria localisée à neukirch/lausitz près de Heidelberg en Allemagne monte le premier dispositif A. B. S sur un vélo. En 2005, le dispositif BAS Plus équipe le modèle Mercedes-Benz Classe S W221.

Principe de fonctionnement

Le mécanisme d'ABS sur une moto BMW K75. Notez la roue dentée et le capteur à côté du disque.

L'ABS a été conçu à l'origine pour aider le conducteur à conserver la maîtrise de son véhicule, dans le cas d'un freinage dans des conditions d'adhérence précaire (pluie, neige, verglas, gravier... ). Ce dernier permet d'une part de garder la directivité du véhicule afin, d'effectuer une manœuvre d'évitement éventuelle, tout en optimisant la distance de freinage, celle-ci augmentant énormément quand les roues se bloquent et que les pneumatiques glissent sur la chaussée.

Lors d'un freinage d'urgence, l'ABS régule la pression dans le circuit de freinage en adaptant le niveau de pression hydraulique maximum pour chaque roue par le biais d'électrovannes : si une roue ralentit anormalement, il relâche instantanément la pression du circuit de freinage au niveau de cette roue et ce, tant que celle-ci ne ré-accélère pas suffisamment. Le dispositif fonctionne par impulsions de déblocage (ce qui fait que les roues ont tendance à se rebloquer quand la pression remonte suffisamment dans leurs circuits de freinage respectifs), chose qu'on ressent généralement à la pédale de frein qui se met à vibrer au rythme des variations de pression du circuit de freinage.

L'ABS empêchant les roues de se bloquer, le conducteur garde la capacité maximale de ralentissement, le cœfficient d'adhérence perte au freinage d'un pneu qui glisse avoisine les 30 %). De même, les pneumatiques ne glissant pas, ils gardent leur capacité directionnelle.

Un bon freinage sans ABS sera plus efficace qu'avec l'ABS (puisque le principe de fonctionnement de l'ABS réside dans la diminution du freinage). Par conséquent, en utilisation sportive, le conducteur freine mieux sans ABS qu'en présence de ce dispositif. Mais, pris de surprise dans une situation de circulation courante (un enfant qui traverse la route derrière un camion par exemple), le conducteur réalisera un freinage nettement moins réfléchi et risque fort de bloquer les roues : dans ce cas-là, l'ABS permet d'avoir un freinage plus efficace au final.

Même avec un ABS, des études, dont certaines en simulateur de conduite ont démontré que le conducteur, en situation d'urgence, a tendance à ne pas appuyer suffisamment fort sur la pédale du frein. Donc, quand le dispositif détecte un passage anormalement rapide de la pédale d'accélérateur à la pédale de frein, c'est lui qui décide de mettre la pression maximale de freinage. Et c'est pour cela qu'on trouve désormais sur énormément de véhicule une aide au freinage d'urgence. Celle-ci permet d'avoir une attaque au freinage plus énergique, quitte à relâcher la pression si le freinage peut être plus tranquille (plus de distance que prévu).

Donc, pour effectuer un bon freinage, il vaut mieux commencer à freiner fort pour ensuite relâcher la pression sur la pédale de frein pour s'adapter aux conditions, plutôt que l'inverse (bien sûr, un freinage appuyé est moins confortable pour les passagers). Le temps, que le conducteur se rende compte que le freinage n'est pas suffisament appuyé (au moins 1 seconde), s'est alors transformé en une distance parcourue trop grande.

Finalement, si en principe sur surface sèche, le conducteur expérimenté peut être plus efficace que l'ABS, dans la pratique, avec l'ensemble des aléas que la conduite sur route et certaines situations difficilement prévisibles, un dispositif de freinage comportant un ABS est fréquemment efficace et plus sûr.

Le fonctionnement de l'ABS est aussi particulièrement dépendant de la bonne qualité du dispositif d'amortissement des trains roulants du véhicule. En effet, un amortissement défectueux ne permet plus de maintenir les roues du véhicule en contact optimal avec la route, provoquant des pertes d'adhérence qui facilite les blocages de roues en cas de décélération rapide.

Un petit vrai-faux

Vrai, les roues ne bloquant pas, la direction reste efficace.
Vrai, en effet le freinage est plus important avec ABS que sans, car l'efficacité est maximale jusqu'à l'arrêt, en limite de blocage ; la distance augmente sur chaussée mouillée.
Faux, l'ABS installé sur la majorité des véhicules fonctionne sur les quatre roues.
Faux, pour un dispositif de freinage comportant l'ABS il faut appliquer une pression de freinage et la garder ; il n'y a plus besoin de pomper avec l'ABS (sauf cas exceptionnel sur des ABS de génération plus ancienne sur des sols particulièrement glissants par exemple). Si on sent la pédale qui vibre, c'est normal puisque c'est le principe même de fonctionnement de l'ABS qui induit ceci.
Vrai, en effet l'ABS a été conçu à la fois pour garder un certain contrôle du freinage du véhicule, mais également le contrôle de la direction de ce dernier.
Vrai car comme les roues ne bloquent plus, le freinage avec des pneus été peut être finalement moins bon que pour un dispositif sans ABS où, la roue bloquant, il se forme une accumulation de neige devant la roue ce qui crée un sabot freinant. Il est par conséquent particulièrement fortement conseillé d'utiliser des pneus hiver pour un dispositif de freinage avec ABS (et ne pas oublier de mettre 4 pneus hiver pour ne pas déséquilibrer la stabilité du véhicule en virages... ).

Article connexes

Liens externes

Notes et références

  1. (fr) Ce que vous devez savoir au sujet du ... système de frein anti-blocage (ABS) , 3 décembre 2008, Transports Canada. Consulté le 2009-03-23
  2. (fr) Jean-Paul Brunet, Dictionnaire de la police et de la pègre (américain-français) , La Maison du Dictionnaire sur Google, Paris (France), 2000, 802 p. (ISBN 2-85608-152-5)
    ABS traduit par «Dispositif de freinage anti-blocage»à la page 175

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