Adolphe Kégresse

Adolphe Kégresse, né à Héricourt en 1879, mort à Croissy-sur-Seine en 1943.



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Technologie automobile - Inventeur français - Naissance en 1879 - Décès en 1943

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Adolphe Kégresse, né à Héricourt (Haute-Saône) en 1879, mort à Croissy-sur-Seine en 1943.

Après avoir suivi les cours d'une école technique de Montbéliard, il partit en 1905 à Saint-Pétersbourg. Mécanicien particulièrement inventif, il commença sa carrière comme responsable technique du premier garage impérial du tsar Nicolas II de 1906 à 1917. En 1910, à la demande du tsar, il met au point des autochenilles originales (à partir de véhicules Packard, Mercedes-Benz et Delaunay-Belleville) capables de se déplacer aisément, en particulier dans la neige. Il expérimente divers matériaux légers et souples comme des cordes, des courroies de cuir tressé et du caoutchouc armé. Il avait ainsi découvert le principe du «halftrack» qui fut beaucoup utilisé par la majorité des armées au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

Outre les véhicules impériaux, son dispositif s'appliquera à des véhicules de l'armée russe dès 1914 surtout des ambulances Packard et des auto-mitrailleuses Austin-Putilov qu'utilisèrent plus tard les bolcheviks.

Voiture du tsar équipée par Kégresse (1917)
Dessin de brevet de 1913

Rentré en France, c'est avec Citroën qu'il crée un département de véhicules «tout terrain» en 1919. Les véhicules équipés du dispositif Kégresse-Hinstin seront produits de 1921 jusqu'en 1937.

Ces véhicules connurent un certains succès et différentes versions ont été utilisées par l'armée en France ainsi qu'à l'étranger par des services publics (Postes, Douanes) ou par l'armée dans les pays tels que la Belgique, le Chili, la Grande-Bretagne, la Hollande, la Pologne, l'Espagne, etc.

Dessin de brevet de 1924

Après avoir quitté Citroën, Kégresse continue ses travaux de recherche. En 1935 il met au point une boîte de vitesses automatique dénommée «AutoServe» et en 1939 il essaie une chenillette électrique télécommandée.

Durant toute sa vie, Kégresse déposa plusieurs centaines de brevets de toutes sortes mais la majorité concernant des organes automobiles.

Le dispositif Kégresse-Hinstin

Ce dispositif de chenilles, adaptable aux châssis existants, se compose d'une bande épaisse de caoutchouc moulé et armé s'enroulant sur deux poulies dont l'une est motrice et l'autre libre sur un essieu porteur constituant ainsi un bogie à deux essieux ayant une assez large liberté de tangage pour s'adapter au terrain accidenté. La poulie motrice (diamètre 500 mm) est à deux joues mobiles enserrant la chenille suivant les efforts demandés lors de la traction ou du freinage. Un train de 4 galets groupés deux à deux assure la fonction porteuse. Les principaux intérêts du dispositif comparé aux chenilles classiques sont sa légèreté et son fonctionnement assez silencieux. Son plus gros défaut était la durée de vie assez faible de la bande sans fin (2000 à 6000 km).

Avec l'ingénieur Jacques Hinstin en 1922, Kégresse finalise le premier véhicule «tout terrain» Citroën K1 qui est un châssis C 5cv équipé du dispositif. Le dispositif «Kégresse-Hinstin» équipera énormément d'autres modèles comme les C4 et C6.

Compte tenu de ses performances, André Citroën se lance dans plusieurs opérations de promotion de grande envergure à retentissement mondial :

Des véhicules Citroën équipés de «Kégresse» sont fabriqués jusqu'en 1937 (P107 par Unic) et durant cette période le dispositif se peaufina tout en conservant le principe d'origine : les modifications portaient sur l'entraînement de la chenille et sur le renforcement de celle-ci par une association de plaques métalliques et de blocs de caoutchouc.

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